//= string_length($txt, 450) ?>
Certifier l’origine des matières premières biosourcées est un enjeu croissant pour l’industrie cosmétique & nutraceutique. L’intérêt envers les ingrédients naturels et la montée des exigences normatives renforcent le besoin de traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de transformation. Le laboratoire de chimie CEISAM répond à ce besoin en développant une nouvelle méthode d’authentification, plus rapide et plus fine.
Identifier les changements structuraux de la matière
La méthode classique pour certifier l’origine d’une matière première est la mesure du rapport isotopique par spectrométrie de masse (irm-MS). Même si les informations récupérées sont fiables, des subtilités manqueront. Le Professeur Gérald Remaud, co-responsable de l’équipe l’équipe Résonance Magnétique, Isotopomique, Métabolomique, Monitoring (MIMM), est un expert de l’analyse des rapports isotopiques. Avec son équipe, il a conçu une méthode d’évaluation du rapport isotopique intramoléculaire d’un élément à l’aide de la spectrométrie RMN (Résonnance Magnétique Nucléaire). Celle-ci associe également l’irm-MS et surmonte ainsi les limites de la spectrométrie de masse.
L’avantage de la méthode RMN combinée aux méthodes de profilage isotopique irm-MS réside dans son importante capacité de discrimination. Grâce au profil isotopique (rapport 13C/ 12C), il est possible d’identifier les changements dans l’origine du matériau et les processus. Ainsi, les différents lots de production, issus de molécules naturelles ou synthétiques, peuvent être comparés entre eux pour valider leur qualité et authenticité.
L’authentification réussie de la vanilline, un ingrédient couramment utilisé comme arôme et parfum, est un exemple concret où les méthodes d’analyse classiques échouent la plupart du temps à identifier les précurseurs de molécules. Dans ce cas, le couplage irm-MS et RMN se présente comme une approche efficace.
Le laboratoire pharmaceutique Sanofi Pasteur souhaitait disposer d’une méthode de contrôle qualité plus puissante pour mesurer la concentration d’un polysaccharide impliqué dans la fabrication de ses vaccins.