Installés dans les locaux du LS2N (sur le campus de la Lombarderie de Nantes Université), nos ingénieurs en Data Science travaillent quotidiennement avec les chercheurs du laboratoire, et plus particulièrement avec l’équipe TALN (Traitement Automatique du Langage Naturel).

UMR de l’Université de Nantes, de Centrale Nantes, de l’IMT Atlantique, du CNRS et de l’Inria, le Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes (LS2N) a été créé en janvier 2017 afin de répondre à l’ambition de faire progresser significativement la visibilité de la recherche en sciences du numérique à Nantes.

De gauche à droite : Richard Dufour, François Gendre, Gaël Gueguen, Mehdi Mouilbeau, Tristan Beauzamy et Antoine Delaunay.

Richard Dufour, responsable de l’équipe de recherche TALN du LS2N, est désormais Responsable Scientifique pour CAPACITÉS. Il partage avec nous son parcours et revient sur les enjeux de cette collaboration entre le LS2N et CAPACITÉS ainsi que les projets à venir.

Un parcours tourné vers le NLP (Natural Language Processing, ou traitement automatique du langage)

J’ai effectué ma thèse au sein de l’équipe Language and Speech Technology (LST) du LIUM de Le Mans Université. Mes travaux de thèse s’inscrivaient initialement dans le domaine de la reconnaissance automatique de la parole (RAP) au moyen d’approches par apprentissage automatique. Mes travaux d’après-thèse et de postdoctorant à Orange Labs m’ont également permis de travailler sur des problématiques de classification automatique et de correction des transcriptions des systèmes de RAP.

Ce profil initial a ensuite évolué beaucoup plus largement vers le NLP avec mon arrivée au Laboratoire Informatique d’Avignon (LIA) en tant que maître de conférences en 2012 puis, en tant que professeur des universités au LS2N depuis 2021.

Mes centres d’intérêts scientifiques se sont grandement élargis ces dernières années pour traiter un nombre important de problématiques en TAL à différents niveaux (données, modèles et évaluation). De manière générale, les problématiques que je traite actuellement en NLP s’inscrivent dans des contextes d’apprentissage automatique, incluant le traitement de données massives, l’apprentissage profond par réseaux de neurone, et l’IA générative au travers des très grands modèles de langue (LLM).

Une partie de mes travaux s’effectue également dans un contexte pluridisciplinaire (réseaux complexes, optimisation, sociologie…). J’ai par exemple été coordinateur de l’axe scientifique Langage & Cognition de l’Institut Carnot Cognition.

Mettre les avancées de la recherche au service de l’innovation industrielle

Ce rôle de responsable scientifique représente une opportunité unique de mettre en synergie mes compétences scientifiques en traitement des données et en intelligence artificielle avec les besoins concrets applicatifs du monde industriel.

Mon parcours m’a amené à travailler sur des problématiques de recherche appliquée, mes collaborations avec des entreprises étant finalement en continuité de mon travail de recherche. Ce rôle me permet de renforcer ces interactions en m’intéressant à des projets de R&D innovants, en ajoutant mon expertise, tout en assurant un lien fort, et nécessaire, entre la recherche académique et ses applications industrielles.

L’un des défis majeurs que je perçois est d’accompagner l’évolution rapide des technologies d’IA et de NLP pour proposer des solutions robustes, adaptées aux contraintes des entreprises, notamment en matière de performance, d’explicabilité et de frugalité des modèles.

Un partenariat structurant au service du transfert technologique

Le partenariat entre le LS2N et CAPACITÉS repose sur une complémentarité forte entre recherche académique et industrialisation de solutions.

Le LS2N est un laboratoire de référence en sciences du numérique, regroupant des expertises variées en IA, en traitement de données et en apprentissage automatique. Cette richesse scientifique permet de développer des approches innovantes et d’explorer de nouvelles frontières technologiques. CAPACITÉS, en tant qu’acteur de la valorisation et du transfert technologique, joue un rôle clé pour transformer ces avancées en solutions concrètes adaptées aux besoins des entreprises.

Ce partenariat offre plusieurs atouts majeurs : d’une part, il permet d’accélérer l’intégration des dernières avancées en IA dans des applications industrielles, garantissant ainsi aux entreprises un accès privilégié à des technologies de pointe. D’autre part, il favorise une dynamique d’innovation collaborative, en impliquant chercheurs et ingénieurs dans des projets à fort impact. Enfin, il contribue à structurer des initiatives stratégiques, comme le développement de solutions frugales et explicables en IA, qui répondent aux enjeux actuels de performance et d’éthique.

Des projets à fort enjeu autour du langage et de l’IA générative

Plusieurs thématiques sont actuellement au cœur de mes travaux de recherche. Je suis tout d’abord intéressé par les problématiques liées à la modélisation du langage, qui est une des briques essentielles pour traiter une multitude de tâches en NLP.

Dans le cadre de nos travaux, nous nous sommes intéressés aux modèles de langue masqués ainsi qu’aux très grands modèles de langue génératifs dans le domaine médical dans un contexte multilingue. Nous comparons, pour la première fois, les performances de ces modèles entraînés à la fois sur des données publiques issues du web et sur des données privées provenant d’établissements de santé (ici, le CHU de Nantes). Nous évaluons également différentes stratégies d’apprentissage sur un ensemble de tâches biomédicales. Nous avons ainsi publié les premiers modèles masqués spécialisés pour le domaine biomédical en français, appelés DrBERT, le plus grand corpus de données médicales sous licence libre, NACHOS, sur lequel ces modèles sont entraînés, ainsi qu’un LLM biomédical, BioMistral. Ces travaux font notamment partie du projet ANR MALADES dont je suis le porteur.

Par ailleurs, je m’intéresse aussi à la création de données textuelles synthétiques (i.e. générées par un système automatique). Nous nous sommes intéressés à cette génération de données dans le cadre de l’augmentation de données textuelles pour améliorer l’apprentissage de modèles. Nous avons proposé de générer un ensemble de données d’entraînement à la récupération de contexte synthétique en utilisant Alpaca, un grand modèle de langage (LLM) adapté aux instructions. À l’aide de cet ensemble de données, nous formons un récupérateur de contexte neuronal, fondé sur un modèle BERT, capable de trouver un contexte pertinent pour la reconnaissance d’entités nommées (REN).

Un autre pan de mon travail concerne la caractérisation fine d’erreurs dans les sorties des systèmes de reconnaissance automatique de la parole du point-de-vue utilisateur au travers du projet ANR DIETS dont j’ai été le porteur.

Enfin, dans un contexte interdisciplinaire, je me suis intéressé à la structure des échanges pour la détection de messages abusifs. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la détection automatique des abus dans les messages textuels sur les réseaux sociaux. De façon assez naturelle, nous avons tout d’abord proposé de travailler sur la détection d’abus en ne prenant en compte que le contenu textuel des documents échangés. Nous avons alors proposé d’extraire différentes caractéristiques classiques en NLP et de les utiliser dans un processus de classification afin de déterminer, pour chaque message, si celui-ci est abusif ou non.

En savoir plus sur notre expertise Data IA

En résumé

Mots Clés :

Intelligence Artificielle AlgorithmeLLMDATA

Dans le podcast de Voxlog Magazine, Clément Proust, Ingénieur R&D et responsable de l’équipe DATA & IA chez Capacités, partage sa vision et quelques exemples concrets d’utilisation de l’IA dans des domaines clés de l’entreprise : production, logistique, livraison, process internes, relation client, approvisionnement en matière première.

 

Voxlog : Dans quelles mesures l’IA permet-elle d’aller plus loin dans l’exploitation des données ?

Clément Proust : Le développement des machines, et de l’accès facilité à de la puissance de calcul permet aujourd’hui de mettre en place toutes sortes d’algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser et valoriser les données afin de répondre à des cas d’usages précis.

Ces algorithmes peuvent aller de la simple automatisation, au Machine Learning, Deep Learning, chat bot, IA générative, modèles statistiques et prédictifs. Ces algorithmes sont aujourd’hui plus accessibles mais nécessitent des compétences particulières pour être adaptés, spécifiés, et paramétrés pour construire une solution sur mesure optimisée.

Nous savons développer aujourd’hui des solutions permettant de lever les verrous techniques rencontrés ces dernières années : faible quantité de données, pas de connexion internet ou réseau, faible puissance de calcul. Le périmètre des cas d’usages adressables grâce à l’IA ne fait donc qu’augmenter, et apporter de plus en plus de valeur à tous les maillons d’une entreprise. Il devient possible de reproduire le comportement ou l’intelligence humaine mais aussi parfois d’aller plus loin, et de détecter des informations ou caractéristiques jusqu’alors inconnues par le métier.

Voxlog : Pourriez-vous nous présenter quelques cas d’usages sur lesquels vous avez travaillé récemment ?

Clément Proust :  Nous travaillons sur tous les composants principaux constituant l’activité et la valeur dégagée par une entreprise, et de leurs interconnexions. Production, logistique, livraison, process internes, relation client, approvisionnement en matière première : l’intelligence artificielle peut en effet agir sur toutes ces briques et également sur la manière dont ces briques communiquent. En voici quelques exemples :

Créer un agent conversationnel pour augmenter la relation client et commerciale. Le chatbot pourra répondre à une personne en donnant des informations précises sur l’entreprise et sur les produits vendus et leurs visuels. L’expérience pourra même aller jusqu’à un envoi automatique de devis ou une prise de rendez-vous avec un agent commercial physique. Cette solution pourra garantir un taux de disponibilité total, et ainsi répondre à des besoins de réactivité de plus en plus présents.

Prenons un industriel qui, par ses process, a fixé le remplacement d’un outil au bout de 500 utilisations. Par la mise en place d’une technologie de reconnaissance d’image couplée à de l’analyse de données agrémentée d’une couche d’IA, on va prédire très finement à quel moment il doit véritablement être changé. Peut-être que c’est seulement au bout de 800 fois et dans ces cas-là, on aura fait gagner 300 utilisations supplémentaires à notre client ou peut-être qu’en réalité, c’est au bout de 300 usages et là on lui évitera de la non-qualité !

La livraison des produits peut elle aussi être optimisée de manière drastique via des algorithmes d’intelligence artificielle et d’optimisations. Ce type de solution devient de plus en plus répandu et permet aujourd’hui d’augmenter la réactivité et la satisfaction client. Cela répond également à la nécessité actuelle de réduire les consommations énergétiques et empreintes carbones des entreprises.

Voxlog : Pouvez-vous évoquer les sujets prospectifs sur lesquels vous travaillez ?

Clément Proust :   Nous cherchons à tirer profit au maximum des LLM ou Large Langage Models. Ces modèles assurent un grand niveau de compréhension et de formulation, et de ce fait permettent d’adresser un très grand nombre de cas d’usages divers et variés en les branchant à des processus existants. Le challenge de demain sur ces technologies est le traitement des images et des vidéos, aussi bien au niveau de la compréhension que de la génération.

 

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Comprendre les transferts de chaleur durant la transformation d’un matériau composite est un enjeu de taille pour l’industrie, en particulier pour l’industrie aéronautique. Pour optimiser un procédé industriel existant ou en cours de développement, les industriels ont en effet besoin de prédire le comportement des matériaux. Dans ce but, les experts CAPACITÉS réalisent des simulations multiphysiques de procédés de transformation tenant compte des transferts de chaleur, des transformations chimiques et mécaniques. Explications avec deux experts CAPACITÉS : Vincent Sobotka, Professeur à Nantes Université, membre de l’équipe « Transferts thermiques dans les matériaux et aux interfaces » du LTeN, et Maxime Villière, Ingénieur R&D auprès de CAPACITÉS, Docteur en Énergétique et Génie des procédés, spécialité Thermique.

En résumé

Mots Clés :

ThermiqueMatériaux compositesPolymèresSimulation numériqueÉCHANGES DE CHALEURBancs expérimentauxINSTRUMENTATION

u003cstrongu003eQuelles informations pouvez-vous obtenir sur un matériau composite avec la simulation multiphysique ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eM. Villièreu003c/strongu003e La simulation multiphysique couple toutes les physiques à l’œuvre au cours d’un procédé industriel : thermique, mécanique et transformation chimique. À partir de cette vue d’ensemble d’une pièce, nous délivrons à l’industriel les informations dont il a besoin pour mettre au point ou optimiser un procédé : la température au cœur de la pièce et au sein de l’outillage, l’évolution de la température au cours du temps et dans les différentes zones de la pièce, la chaleur libérée par les résines lors des réactions de polymérisation, l’état d’avancement d’une réaction chimique au cours du procédé, les déformations de la pièce… Plus un industriel maîtrise la température en tous points de son matériau et à tous instants, mieux il contrôle la qualité de sa pièce finale.rnrnu003cstrongu003eQuels sont les prérequis à la réalisation d’une simulation multiphysique ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eM. Villièreu003c/strongu003e La fiabilité des données est cruciale. Sans cela, aucun crédit ne pourra être donné aux résultats de la simulation.rnrnD’une part, la CAO (Conception Assistée par Ordinateur) de la pièce doit être suffisamment détaillée. Elle peut être réalisée par le client ou par nos soins.rnrnD’autre part, nous avons besoin de connaître les conditions de transformation de sa pièce et de son moule pendant le cycle de cuisson : la masse volumique, la chaleur spécifique et la conductivité thermique. Ces propriétés peuvent être difficiles à caractériser.rnrnu003cstrongu003eEn quoi la caractérisation de ces propriétés est-elle complexe ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eV. Sobotkau003c/strongu003e Constitués de fibres et d’une matrice thermodurcissable ou thermoplastique, les matériaux composites sont complexes par nature. Ils sont hétérogènes et anisotropes. En outre, lors de leur mise en œuvre la matrice subit un changement d’état. La caractérisation de leurs propriétés thermiques, notamment les conductivités thermiques, est donc complexe car elles dépendent de l’espace, de la température, mais également de l’état de transformation du matériau.rnrnPour les matériaux hautes performances, la complexité réside dans la température très élevée du procédé. Dans l’aéronautique par exemple, les composites à matrice thermoplastiques peuvent être transformés aux alentours de 400°C dans le cas des PAEK. La mise en place de bancs instrumentés à ces températures devient délicate.rnrnDe fait, caractériser les propriétés des composites requiert une forte expérience en instrumentation. D’autant plus que le développement d’un banc à façon s’avère souvent nécessaire. Un de nos client, équipementier aérospatial, souhaitait par exemple caractériser la conductivité thermique de composites à matrice thermoplastique dont la fusion est aux alentours de 400°C. Aucun banc de mesure ne répondait à son besoin, nous l’avons donc développé. De la même manière, nous avons fabriqué pour un autre client un moyen de mesure spécifique pour caractériser la résistance thermique d’interposeur de très faible épaisseur.rnrnu003cstrongu003eAu-delà de cette mise en données du procédé de transformation, quels savoir-faire nécessite la simulation multiphysique ? u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eM. u003c/strongu003eu003cstrongu003eVillièreu003c/strongu003e Nous avons vu que les matériaux composites sont complexes. Les structures des pièces et les procédés de nos clients le sont tout autant. Avant de réaliser une simulation multiphysique, nous réduisons la complexité des équations soit en définissant des symétries, soit en faisant des hypothèses sur les échanges de chaleur. L’objectif est de décrire correctement le procédé du client sans avoir à le simuler systématiquement en intégralité, afin de réaliser la simulation dans un temps raisonnable.rnrnJe vous donne un exemple. Un producteur de bougie haut de gamme nous a confié la simulation multiphysique d’un procédé de refroidissement de bougies. Celles-ci sont refroidies dans un verre, posé sur un tapis refroidissant qui est lui-même exposé à des buses d’air refroidissantes. Nous avons simplifié la mécanique des fluides d’air avant de simuler le procédé sur le logiciel COMSOL.rnrnu003cstrongu003eSur quoi vous basez-vous pour faire des hypothèses sur les échanges de chaleur ? u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eV. u003c/strongu003eu003cstrongu003eSobotkau003c/strongu003e Cela nécessite une bonne connaissance des procédés thermiques en général et du procédé particulier du client. Le laboratoire LTeN travaille depuis trente ans sur les procédés de transformation des composites et polymères. Les équipes du LTeN et de CAPACITÉS sont souvent impliquées dans la recherche et développement de nouveaux procédés. Nous nous appuyons sur cette expérience et sur l’observation du procédé du client pour déterminer la meilleure stratégie lors de la simulation multiphysique.rnrnu003cstrongu003eComment vérifier la véracité de la simulation ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eV. u003c/strongu003eu003cstrongu003eSobotkau003c/strongu003e Nous pouvons valider une simulation par l’instrumentation de la pièce. Après avoir simulé le procédé de refroidissement des bougies par exemple, nous avons vérifié u003cstrongu003een réalisant les mesures en laboratoireu003c/strongu003e que les résultats de la simulation étaient concordants avec la réalité.rnrnu0026nbsp;rnrnu003cstrongu003ePouvez-vous nous donner un exemple de défi technologique relevé par la simulation ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eM. u003c/strongu003eu003cstrongu003eVillièreu003c/strongu003e L’une des problématiques actuelles sur les composites est l’assemblage de deux pièces de grandes longueurs de manière continue. Le u003ca href=u0022https://www.isgroupe.com/fr/accueilu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eGroupe Institut de Soudureu003c/au003e et leu003ca href=u0022https://www.arkema.com/france/fr/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003e Groupe Arkema u003c/au003eont breveté un procédé de soudage de composites par induction indirecte (ISW). La technologie repose sur le déplacement d’une lame chauffée à l’interface de deux substrats à assembler. Cette technologie est dynamique et fait donc intervenir de nombreux paramètres physiques qu’il y a lieu de considérer dans le cadre d’une modélisation.rnrnLa simulation multiphysique demeure un outil nécessaire qui permet d’optimiser la qualité du procédé et d’identifier les paramètres à modifier. Réalisée en parallèle des développements technologiques expérimentaux, elle permet d’améliorer la réactivité des études, d’orienter les axes de développement et ainsi de mieux comprendre les phénomènes. Grâce à la simulation multiphysique, l’industriel peut notamment limiter le nombre d’essais et, par conséquent, la consommation de matière.rnrnu003cstrongu003eVous aussi vous souhaitez optimiser un procédé de transformation de composite ? Et vous recherchez un partenaire ingénieux pour vous accompagner ? u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eContactez-nousu003c/au003e. u003c/strongu003e

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Evolution dirigée d’enzymes : modifier leurs activités pour obtenir de nouvelles propriétés
En résumé

Mots Clés :

EnzymesEvolution dirigéeingénierie enzymatiquemutagénèse rationnelle mutagénèse aléatoire

u003cstrongu003eQuelles sont les étapes préalables à l’utilisation d’enzymes dans l’industrie ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eC. Tellieru003c/strongu003e Les enzymes sont des protéines impliquées dans le métabolisme de tous les êtres vivants. Il est possible de les utiliser ex-vivo dans des procédés industriels, mais cela nécessite souvent de les modifier en utilisant des techniques d’évolution dirigée. Ces approches permettent de faire évoluer rapidement une enzyme pour leur conférer de nouvelles propriétés.rnrnNous pouvons par exemple modifier une enzyme pour qu’elle accepte un nouveau substrat d’origine non naturelle ou pour améliorer son activité catalytique, sa stabilité à la température, à un pH acide ou basique, etc.rnrnu003cstrongu003eComment fonctionne l’évolution dirigée d’enzyme ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eT. Bessonnetu003c/strongu003e Pour réaliser une évolution dirigée d’enzyme, nous avons recours à la mutagénèse pour modifier de manière aléatoire ou rationnelle les gènes codant ces protéines.rnrnAprès une mutagénèse aléatoire, nous réalisons un criblage afin d’identifier les enzymes ayant développé la propriété recherchée.rnrnLa mutagénèse rationnelle quant à elle nous permet de cibler des régions du gène dont les fonctions sur la protéine sont connues.rnrnGénéralement, nous associons les deux types de mutagénèses.rnrnu003cstrongu003ePour quelles raisons ? u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eC. Tellieru003c/strongu003e Associer mutagénèse aléatoire et mutagénèse ciblée permet d’accélérer l’évolution de l’enzyme. Souvent, une approche rationnelle n’est pas suffisante. En effet, les relations structure-fonction au sein des protéines sont encore mal connues, et sont l’objet de recherches très actuelles. Personne ne sait prédire avec précision la fonction d’une protéine à partir de la structure observée, d’où le recours à la mutagénèse aléatoire.rnrnEn outre, grâce à cette technique, des activités encore inconnues peuvent émergées, et se révéler intéressantes pour développer de nouvelles applications d’une enzyme.rnrnu003cstrongu003ePouvez-vous nous donner des exemples d’applications de l’évolution dirigée d’enzyme ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eT. Bessonnetu003c/strongu003e Nous avons recours à l’évolution dirigée d’enzyme pour produire de nouvelles molécules à forte valeur ajoutée telles que u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/des-laits-maternises-plus-nutritifs-grace-aux-enzymes/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eles oligosaccharides de lait humainu003c/au003e (HMOs, Human Milk Oligosaccharides).rnrnNous utilisons également cette technique pour améliorer un procédé. Dans le cadre de ses travaux de recherche, la jeune biotech u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/capacites-developpe-une-enzyme-pour-la-biotech-dna-script/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eDNA Scriptu003c/au003e nous a ainsi chargé d’améliorer les performances d’une enzyme afin de la rendre utilisable dans la synthèse d’ADN.rnrnDans les mélanges complexes, et notamment dans l’agroalimentaire, l’évolution dirigée d’enzymes permet de renforcer leur activité pour dégrader des polymères naturels. L’entreprise u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/integrer-un-biocatalyseur-a-un-produit-agroalimentaire/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eCycle Farmu003c/au003e avait par exemple besoin d’augmenter la digestibilité d’aliments piscicoles. Ceux-ci sont fabriqués à partir de larves d’insectes qui contiennent beaucoup de chitine, un biopolymère insoluble et peu digeste pour les poissons. Nous avons résolu cette problématique en ajoutant un biocatalyseur enzymatique à la farine d’insectes.rnrnu0026nbsp;rnrnu003cstrongu003eVous aussi, vous avez besoin de produire des molécules à haute valeur ajoutée ou d’optimiser un procédé industriel ? Et besoin d’un partenaire ingénieux pour le développement d’enzymes spécifiques ? u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eContactez-nousu003c/au003e. u003c/strongu003e

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Face à la raréfaction des ressources naturelles et à des réglementations environnementales plus strictes, les acteurs de la construction et du génie civil cherchent à développer des alternatives écologiques au béton et au ciment. Et si nos déchets se substituaient au sable et aux granulats minéraux dans la composition des bétons ? Les experts CAPACITÉS développent de nouvelles formulations de bétons à partir de granulats recyclés, issus de la valorisation de déchets ou de matériaux excavés des chantiers. Se pose la question des performances structurelles et de la durabilité de ces nouveaux matériaux. Les experts CAPACITÉS développent des stratégies d’essais pour éprouver leur résistance. Explications avec deux experts CAPACITÉS : Laurence Guihéneuf, Ingénieur Projets BTP-Génie civil et Ali Nordine Leklou, professeur à l’Université de Nantes dans l’équipe IEG (Interactions Eau-Géomatériaux) du laboratoire GeM et Conseiller scientifique auprès de CAPACITÉS.

Bétons à faible impact écologique : sont-ils aussi performants ?
En résumé

Mots Clés :

ÉCO-MATÉRIAUXFORMULATIONgénie civiléco-constructiongranulats recyclésbétons alternatifsliants géopolymères

u003cstrongu003eQuelles sont les alternatives au béton et au ciment « classiques » ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eN. Leklouu003c/strongu003e Les alternatives au béton sont ce qu’on appelle des écomatériaux. Il s’agit de matériaux fabriqués à partir de ressources renouvelables et qui sont eux-mêmes renouvelables ou recyclables en fin de vie. Parmi les écomatériaux, on trouve d’abord la terre crue additionnée de différents types de fibres végétales. On trouve également les nouveaux bétons : des bétons de chanvre, des bétons formulés avec des additions(1) ou encore des bétons fabriqués avec des granulats recyclés issus de la valorisation de déchets de déconstruction.rnrnLe ciment, quant à lui, peut être remplacé par des liants géopolymères(2)  pour certaines applications.rnrnu003cstrongu003eQuels défis technologiques pose l’utilisation de ces bétons alternatifs ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Guihéneufu003c/strongu003e Les acteurs du génie civil attendent des écomatériaux les mêmes performances structurelles et de durabilité qu’un béton classique, à un coût compétitif. Les écomatériaux peuvent présenter des performances comparables au béton classique sur certaines propriétés, telle que la thermique ou l’hygrométrie. En revanche, leurs performances structurelles sont généralement inférieures. Ils sont adaptés à la construction de maisons individuelles mais pas encore à celle d’ouvrages plus imposants tels des ponts ou des tunnels par exemples. La recherche avance sur ces sujets.rnrnu003cstrongu003eN. Leklouu003c/strongu003e Il paraît difficile d’abandonner totalement le béton. Par contre, nous pouvons réduire son impact environnemental en utilisant des granulats recyclés ou des additions. Nous accompagnons par exemple la start-up u003ca href=u0022https://neolithe.fr/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eNéolitheu003c/au003e qui fabrique des granulats à partir de déchets non-inertes, c’est-à-dire des déchets ménagers ou du BTP non-recyclables. Nous suivons l’évolution de leurs propriétés mécaniques et physico-chimiques à travers des essais de durabilité et de vieillissement, afin d’identifier d’éventuelles pathologies. Nous accompagnons également l’entreprise de travaux publics u003ca href=u0022https://www.charier.fr/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eCharieru003c/au003e, qui envisage d’utiliser des sédiments de dragage dans la formulation de béton. Des tonnes de sables et d’argiles sont draguées dans les ports et rejetées dans les océans, entrainant une perturbation des écosystèmes marins. Nous avons mis au point une formulation de béton à partir de ces sédiments.rnrnu003cstrongu003eComment accompagnez-vous les industriels dans le développement de nouveaux matériaux ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Guihéneufu003c/strongu003e Nous avons une expertise reconnue sur la formulation d’écomatériaux, de matériaux granulaires, cimentaires ou à liant hydraulique (chaux, plâtre…) ainsi que sur les pathologies des bétons. Nous intervenons de la phase de recherche et développement d’un nouveau matériau jusqu’au suivi après sa mise en œuvre.rnrnSouvent, nos clients ont pour projet de valoriser un type de déchets particulier. Nous réalisons des études de faisabilité pour vérifier leur compatibilité avec les contraintes de fabrication et d’usage. Si l’étude de faisabilité est positive, nous formulons puis caractérisons le nouveau matériau : caractérisations mécaniques, thermiques, physico-chimiques… Nous identifions ses usages possibles afin d’orienter le client dans le positionnement de son matériau sur le marché.rnrnu003ca href=u0022https://www.spiebatignolles.fr/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eSPIE Batignollesu003c/au003e nous a par exemple demandé de mettre au point un processus de valorisation des matériaux excavés lors du creusement de tunnels en boucle fermée. Ils ont besoin de disposer d’une méthode d’analyse utilisable facilement sur chantier, afin d’analyser sur place les matériaux excavés, les trier et les réemployer dans la construction du tunnel.rnrnu003cstrongu003eQuel est le degré de complexité de la formulation d’un nouveau matériau ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eN. Leklouu003c/strongu003e Il faut envisager la formulation comme une recette de cuisine. Aux ingrédients de base, nous ajoutons des ingrédients originaux pour développer des recettes innovantes. Comme en cuisine, certaines associations ne fonctionnent pas : les sables, gravillons et ciments ne sont pas tous compatibles par exemples. Tout l’art consiste à trouver les dosages et ingrédients adéquats pour obtenir un matériau avec des propriétés mécaniques, de maniabilité et de durabilité satisfaisantes.rnrnu003cstrongu003eQuels types d’essais réalisez-vous pour connaître les propriétés des matériaux ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Guihéneufu003c/strongu003e Une palette complète d’essais mécaniques, thermiques, physico-chimiques… Par exemple, le cabinet d’étude u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/materiaux-de-construction-a-base-de-polyurethane-recycle/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eEffiCiteu003c/au003e souhaitait valoriser des déchets de mousse polyuréthane issue de réfrigérateurs recyclés. Nous avons réalisé pour ce client des essais de caractérisation des propriétés thermiques, mécaniques (compression et flexion), des essais de porosité accessible à l’eau et de mesure du retrait volumique.rnrnParfois, l’utilisation de déchets impose également la réalisation d’essais de lixiviation. Ceux-ci permettent de voir si des polluants sont dégagés lors de l’incorporation des déchets dans du béton. Dans le cadre du projet national « u003ca href=u0022https://www.pnrecybeton.fr/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eRecybétonu003c/au003e », nous avons formulé des bétons à partir de granulats recyclés issus de la déconstruction de bâtiments. Ces déchets contenaient beaucoup de sulfates : des polluants susceptibles de causer des pathologies au béton. Nous avons mesuré leur impact à long terme sur le matériau.rnrnu003cstrongu003eJustement, comment évaluez-vous la durabilité d’un nouveau matériau ?  u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eN. Leklouu003c/strongu003e Nous créons une base de données à partir des résultats de nos différents essais et caractérisations. Puis, nous modélisons le comportement mécanique d’un matériau grâce à des essais expérimentaux accélérés. Bien sûr, nul ne peut garantir la viabilité d’un matériau sur des dizaines d’années, mais ces essais nous donnent déjà de précieuses indications. Celles-ci peuvent être comparées à des données issues d’études antérieures ou à des données existantes sur des matériaux déjà connus.rnrnu0026nbsp;rnrnu003cstrongu003eVous souhaitez évaluer les performances mécaniques et thermiques de vos bétons et matériaux cimentaires ? u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022u003eContactez-nousu003c/au003e. u003c/strongu003ernrnu0026nbsp;rnrnu003cemu003e(1) Les bétons avec additions intègrent des fillers calcaires (i.e. poudre de calcaire) ou des laitiers (i.e. déchets dégagés par les hauts fourneaux). Les additions permettent de réduire la part de ciment.u003c/emu003ernrnu003cemu003e(2) Un liant géopolymère est formulé avec des additions siliceuses (laitier ou métakaolin) mixées à des solutions basiques de potassium ou sodium, auxquelles sont parfois ajoutés des sables ou granulats. u003c/emu003e

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Démontrer l’activité biologique d’une molécule d’intérêt sur la fonction musculaire implique des preuves de concept très avancées qui nécessitent de développer des protocoles d’études dédiés. Les experts CAPACITÉS accompagnent les biotech, les laboratoires pharmaceutiques et nutraceutiques ainsi que les industriels de l’agro-alimentaire dans la validation de molécules d’intérêt et de leur cible thérapeutique. Ils peuvent caractériser les actions de la molécule à travers des études ciblées à l’échelle du muscle, des cellules musculaires et de l’homéostasie calcique. Explication avec deux experts CAPACITÉS : Corinne Huchet, enseignant-chercheur à l’Université de Nantes, responsable du module Muscle et Cognition de la plateforme Therassay ; et Aude Lafoux, Ingénieur R&D en recherche préclinique.

Exploration fonctionnelle neuromusculaire : des études ciblées jusqu’au cœur de la cellule
En résumé

Mots Clés :

FONCTION NEUROMUSCULAIRE GLOBALEcellules musculaireshoméostasie calciquecomportement neuromoteurEFFICACITÉ DE CANDIDATS MÉDICAMENTScomposés d’intérêtcibles thérapeutiques

u003cstrongu003eComment évaluez-vous l’action de composés d’intérêt ? u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eA. Lafouxu003c/strongu003e Nous analysons d’abord la fonction musculaire et neuromusculaire globale à travers des tests moteurs.rnrnEn accord avec la demande du partenaire, nous réalisons des études ciblées à l’échelle du muscle, des cellules musculaires et de l’homéostasie calcique (i.e. un processus intracellulaire impliqué dans la contraction musculaire).rnrnAu cours de nos études, le comportement neuromoteur peut être aussi évalué à l’aide de tests d’analyse du niveau d’anxiété ou de stressrnrnu003cstrongu003eComment vérifier qu’un composé thérapeutique agit uniquement sur un muscle ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eC. Huchetu003c/strongu003e Certains composés agissent à la fois sur le muscle et sur la fonction centrale, c’est-à-dire sur le fonctionnement cérébral. Pour identifier l’origine de l’effet observé sur un muscle, nous réalisons des tests qui dissocient cerveau et muscle.rnrnu003cstrongu003ePourquoi étudier l’action d’un produit à la fois à l’échelle du comportement général, du muscle et des organites intracellulaires ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eC. Huchetu003c/strongu003e L‘analyse du fonctionnement musculaire à ces trois échelles est une vraie originalité de notre expertise. Peu de personnes en France peuvent proposer ce type de prestation d’étude de la fonction neuro-musculaire, et montrer ainsi que l’effet du composé sur le comportement global est bien lié à un effet musculaire.rnrnu003cstrongu003eQuelle est la part de recherche et développement dans vos études préclinique ? u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eA. Lafouxu003c/strongu003e Il y a systématiquement une activité Ru0026amp;D dans nos études, et ce pour différentes raisons.rnrnPremièrement, nos clients ont généralement des besoins très spécifiques, pour lesquels il n’existe pas de tests standardisés.rnrnDeuxièmement, nous recevons souvent des produits bruts. Dans la mesure où nous intervenons en phase préclinique, nous essayons d’être au plus proche des conditions d’administration chez l’humain. La société Lactalis Ingrédients avait par exemple développé une protéine à haute valeur ajoutée destinée à pallier les effets délétères de la sarcopénie, une fonte musculaire liée à l’âge. Cette protéine devait être administrée sous forme de préparation lactée en prise unique quotidienne. La reproduction de ce mode d’administration au laboratoire a nécessité un travail de développement spécifique.rnrnu003cstrongu003eQuels travaux de recherche et développement réalisez-vous ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eC. Huchetu003c/strongu003e Nos études pilotes requièrent le développement de protocoles, de modes d’administration, de méthodes d’analyses, voire de matériels à façon.rnrnPour innover, nous nous appuyons sur nos activités de recherche académique. Nous travaillons au développement de nouvelles méthodologies permettant d’analyser la fonction musculaire de manière de plus en plus précise.rnrnLe modèle original proposé par CAPACITÉS permet aux entreprises de bénéficier de ces travaux de recherche, dans une temporalité qui répond aux attentes du monde industriel.rnrnu0026nbsp;rnrnu003cstrongu003eVous avez besoin de valider les effets musculaires d’un composé thérapeutique ? Et besoin d’un partenaire ingénieux pour vous accompagner dans vos études précliniques ? u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eContactez-nousu003c/au003e !u003c/strongu003e

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Réalisations

Les défis relevés

Une étude de CAPACITÉS démontre…

Le laboratoire PiLeJe distribue des produits de santé dans quatre domaines d’expertise : la micronutrition, les microbiotes, la phytonutrition et la nutrition.

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Valider scientifiquement les bienfaits d’un…

Lactalis Ingrédients a confié une étude préclinique aux experts en exploration fonctionnelle de CAPACITÉS.

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Construire des structures composites plus légères, plus respectueuses de l’environnement et tout aussi résistantes, est une préoccupation majeure des industries aéronautique, navale et spatiale. Mesurer leur robustesse est un défi, qui nécessite des stratégies d’essais et de monitoring innovantes, à l’image des structures et matériaux à tester. Les experts CAPACITÉS nous expliquent comment valider leur résistance mécanique, exemples à l’appui. Entretien avec deux experts CAPACITÉS : Pascal Casari, chercheur au laboratoire GeM de l’Université de Nantes, et Fahmi Alila, Ingénieur R&D et Docteur en génie mécanique.

banc-essai-specifique-multi-contraintes
En résumé

Mots Clés :

Essais mécaniques statiquesCaractérisationsEssais mécaniques dynamiquesInstrumentation à façonCapteursbancs d’essais spécifiques

u003cstrongu003eComment évalue-t-on la durabilité d’un nouveau matériau composite ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eP. Casariu003c/strongu003e La durabilité d’un matériau réside dans l’influence croisée de l’humidité, de la température et des forces mécaniques (pression, déformation…). Nous développons des bancs d’u003ca href=u0022https://capacites.fr/expertises/ingenierie-mecanique/essais-mecaniques-sur-materiaux-composites/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eessais spécifiquesu003c/au003e, qui combinent ces trois types de sollicitations. Nous mixons des capteurs existants à des capteurs créés spécifiquement pour une problématique donnée.rnrnu003cstrongu003eF. Alilau003c/strongu003e Le skipper Armel Tripon, participant du Vendée Globe 2020, nous a chargé de tester la résistance d’un matériau composite naturel à base de fibre de lin. Ce matériau pourrait être utilisé sur un futur voilier de régate. Nous avons mis en œuvre le couplage hygro-thermo-mécanique à travers des essais thermiques, des essais d’immersion et des essais mécaniques en statique, de traction, de flexion et de cisaillement inter laminaires.rnrnu003cstrongu003eComment faites-vous pour mesurer la durabilité d’un composite intégré dans une structure particulièrement grande ou innovante, autrement dit hors-norme ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eF. Alilau003c/strongu003e Nous effectuons des prestations de u003ca href=u0022https://capacites.fr/expertises/ingenierie-mecanique/shm-monitoring-structures/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003emonitoring sur structures réellesu003c/au003e, à travers deux types de tests.rnrnLe premier consiste à mesurer toutes les grandeurs mécaniques classiques sur la structure en fonctionnement : les pressions, les forces, les déformations, les déplacements… Les Chantiers de l’Atlantique nous ont chargé de caractériser le comportement mécanique de l’une de leurs innovations : u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/solid-sail-capacites-teste-la-resistance-de-la-voile-du-futur/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eSolid Sail 2.0, une voile rigide compositeu003c/au003e. Nous avons instrumenté le mat du démonstrateur à échelle 1/5u003csupu003eeu003c/supu003e de la voile. Au moyen de jauges de contraintes, nous avons évalué les sollicitations subies par les panneaux rigides constituant la voile. Nous avons relevé les forces inter-panneaux grâce à des capteurs de force sur-mesure. Ce monitoring a permis d’alimenter les outils de simulation numérique des Chantiers de l’Atlantique et d’affiner le design de Solid Sail.rnrnLe second type de test correspond à du monitoring très spécifique, déployé sur des structures composites plus complexes. Nous mobilisons des technologies nouvelles issues des laboratoires de recherche, telles que la fibre optique ou la corrélation d’images numérique, nous permettant d’avoir un monitoring extrêmement fin de la structure.rnrnPour mesurer la u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/instrumenter-des-pales-dhelicoptere/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003etenue mécanique de pales d’hélicoptèresu003c/au003e développées par Airbus Helicopters, nous avons associé le monitoring par fibre optique à réseau de Bragg à des essais de caractérisation plus classiques : jauges de déformation et corrélation d’images numériqueu003ciu003eu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003esu003c/spanu003eu003c/iu003e. Cette étude nous a permis de comprendre et prévoir le comportement de la pale en fonction des variations de son environnement.rnrnu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003eDe la même manière, nous avons mesuré la tenue mécanique des ailes d’un u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/des-solutions-innovantes-de-controle-non-destructif/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003edrone solaire développé par XSunu003c/au003eu003c/spanu003eu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003e en u003c/spanu003eu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003eassociu003c/spanu003eu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003eantu003c/spanu003eu003cspan style=u0022font-weight: normal !msorm;u0022u003e le monitoring par fibre optique à deux essais : l’instrumentation des ailes avec des capteurs d’efforts, pour observer leur comportement en vol ; et le développement d’un banc d’essais spécifique, pour les tester en flexion.u003c/spanu003ernrnu003cstrongu003eA partir d’un échantillon d’une structure composite, comment tirez-vous des conclusions fiables sur sa pérennité ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eF. Alilau003c/strongu003e Nos travaux permettent à nos clients de valider par l’expérience les modèles numériques de leurs bureaux d’études. Personne n’est capable d’évaluer précisément la durabilité d’un nouveau concept sur plusieurs dizaines d’années. Par contre, nous limitons les risques de casse grâce à l’expérimentation et à la précision de notre monitoring.rnrnu003cstrongu003eP. Casariu003c/strongu003e J’ajouterais que nous avons une longue expérience de terrain, qui nous permet de conseiller le client dans ses choix technologiques. Nous savons entre autres quelles opérations de protection ou de maintenance ont fait leurs preuves par le passé.rnrnu003cstrongu003eVous avez une problématique de résistance mécanique ? Et besoin d’un partenaire ingénieux pour la résoudre ? u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003eContactez-nousu003c/au003e !u003c/strongu003e

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Les méthodes de purification et d’extraction sont généralement gourmandes en solvants organiques. Les industries pharmaceutiques et cosmétiques sont à la recherche d’alternatives plus vertes, et tout aussi performantes. Particulièrement efficace pour l’extraction des biomolécules, des arômes ou des molécules d’intérêt thérapeutique, la chromatographie de partage centrifuge (CPC) présente le double avantage de réduire drastiquement la consommation de solvant et la durée du processus de purification. Spécialisés dans le développement et la montée en échelle de procédés de purification de molécules à haute valeur ajoutée, les experts en génie des bioprocédés de CAPACITÉS nous détaillent les particularités de la CPC. Interview avec deux experts CAPACITÉS : Luc Marchal, professeur et directeur du département de génie des procédés et des bioprocédés à Polytech Nantes, et Sébastien Chollet, docteur en génie des procédés.

Purifier et extraire des molécules : réduire la consommation de solvant grâce à la chromatographie de partage centrifuge
En résumé

Mots Clés :

FRACTIONNEMENT DE MÉTABOLITESChromatographie de Partage CentrifugeCHANGEMENT D’ÉCHELLEMAÎTRISE DU PROCÉDÉ COMPOSÉS PURIFIÉSCARACTÉRISATION DE COLONNES

u003cstrongu003eA quel besoin répond la CPC ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Marchalu003c/strongu003e Les moyens de purification classiques impliquent souvent une consommation importante de solvants organiques. Les entreprises sont à la recherche de solutions alternatives plus efficientes et plus respectueuses de l’homme et de l’environnement.rnrnNettement moins consommatrice de solvant, la CPC peut être une solution alternative pertinente. Nous réalisons des études de faisabilité et des tests de montée en échelle pour développer et positionner la CPC par rapport aux modes de purification en place chez un client. Pour comparer les technologies, nous nous appuyons sur un vaste parc d’équipements (analytique, distillation, extraction, filtration membranaire…) et nous collaborons avec les équipementiers du marché.rnrnu003cstrongu003eS. Cholletu003c/strongu003e u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/purifier-un-actif-destine-a-la-parfumerie/u0022u003eGilsonu003c/au003e souhaitait industrialiser une méthode développée consistant à purifier un extrait brut, en extraire une molécule d’intérêt et la concentrer avant de passer à la phase d’industrialisation. Nous avons comparé cinq méthodes de purification pour ce groupe spécialisé dans la fabrication d’équipement et le développement de solutions de purification : la distillation, le stripping, une extraction liquide-liquide multi-étagée à courants croisés et deux méthodes de CPC. La méthode CPC retenue permet à Gilson d’atteindre 40 % de pureté et des rendements supérieurs à 90 %.rnrnPour un autre client, le fabricant de principes actifs u003ca href=u0022https://capacites.fr/realisations/monter-en-echelle-la-purification-par-cpc/u0022u003eMinakemu003c/au003e, nous avons validé la viabilité du remplacement de la CCD (Counter Current Distribution) par la CPC. Ce changement de procédé a permis à l’industriel de réduire d’un facteur quatre le volume de solvant utilisé.rnrnu003cstrongu003eEst-ce qu’on peut parler de chimie verte ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. u003c/strongu003eu003cstrongu003eCholletu003c/strongu003e La CPC consomme environ dix fois moins de solvant que la chromatographie liquide haute pression (HPLC), qui est un procédé de purification très répandu dans l’industrie pharmaceutique. Lorsque cela est possible, nous substituons des solvants pétrosourcés par des solvants biosourcés ou agrosourcés. Des développements sont en cours pour permettre une utilisation à l’échelle industrielle de ces solvants d’origine naturelle.rnrnu003cstrongu003eQuelles molécules peut-on purifier avec la CPC ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Marchal u003c/strongu003eLes phases de CPC aujourd’hui développées permettent de travailler une très large gamme de molécules, des molécules très polaires (sucres et protéines hydrosolubles) aux molécules apolaires (lipides et pigments). Grâce à la CPC, nous pouvons également fractionner des extraits bruts d’une grande complexité, qui nécessitent de séparer énormément de molécules. On trouve ce type d’extraits dans les domaines des biotechnologies et de la pharmacognosie.rnrnu003cstrongu003eLa CPC présente-t-elle d’autres avantages ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. Cholletu003c/strongu003e Dans les domaines des biotechnologies, de la pharmacognosie et de la parfumerie, les molécules peuvent être très onéreuses. L’avantage de la CPC, c’est qu’il n’y a ni dégradation de l’échantillon purifié ni perte de produit. La phase stationnaire ne subit pas de phénomène d’absorption irréversible, il est de fait possible de la récupérer pour collecter la totalité de l’échantillon injecté. Celui-ci est ensuite réutilisé au cours de la phase de développement à l’échelle laboratoire ou pilote.rnrnu003cstrongu003eQuel est le rendement de la CPC à l’échelle industrielle ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eL. Marchalu003c/strongu003e Les procédés de purification que nous développons permettent aujourd’hui de produire plusieurs dizaines de tonnes d’extraits par an avec une seule colonne CPC. Il existe une infinité de façons de faire des mélanges de liquides. Nous visons à reformuler les phases et adapter la technologie, jusqu’à trouver la solution la plus productive pour le client.rnrnSur un seul appareil, nous pouvons par exemple développer des méthodes de séparation hybrides, alternant rapidement plusieurs opérations unitaires. Cela permet de réduire le nombre d’étapes du procédé. C’est particulièrement intéressant dans le cas de la purification de matière vivante, qui nécessite plusieurs dizaines d’opération unitaires. Avec la CPC, nous parvenons parfois à réduire de moitié les opérations, ce qui diminue considérablement la durée et le coût du procédé.rnrnu003cstrongu003eComment se passe la montée en échelle ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. Cholletu003c/strongu003e Nous accompagnons les entreprises dans le développement du procédé avant industrialisation. Nous optimisons le principe de séparation en identifiant les bons solvants, car plus la sélectivité du solvant utilisé est grande, plus le procédé est facile à développer. Puis, nous caractérisons l’hydrodynamique des phases. A l’aide de modèles numériques, nous transposons ensuite le procédé à l’échelle préindustrielle et vérifions la validité des calculs projetés. A l’issue du développement, nous formons le client sur l’exploitation du procédé.rnrnu003cstrongu003e u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eAutrefois considérée comme une technique de purification réservée au laboratoire, la CPC pénètre les industries pharmaceutiques et de la chimie fine. Cette technique a fait ses preuves dans la purification et l’extraction de molécules à haute valeur ajoutée. Des acteurs de référence tels que Sanofi Pasteur l’intègrent désormais dans leurs procédés.u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eVous avez un projet d’implantation de procédé d’extraction ou de purification par CPC ? Contactez-nous pour en savoir plus. u003c/strongu003e

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Réalisations

Les défis relevés

Monter en échelle la purification…

Interview du responsable R&D de Minakem, fabricant de principes actifs pharmaceutiques

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Purifier un actif destiné à…

Gilson est un groupe international actif dans la fabrication d’équipement et le développement de solutions de purification. L’entreprise a fait appel à CAPACITÉS SAS dans le cadre de la préparation d’un produit actif destiné à la parfumerie.

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Industrialiser la purification par chromatographie…

Reconnaissant la maitrise des experts de CAPACITÉS SAS dans le domaine de la CPC, un laboratoire pharmaceutique leur a demandé de définir et de valider les conditions de transposition à l’échelle industrielle d’une opération de purification d’un principe actif.

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Faute de tests standardisés, l’industrie cosmétique ne peut évaluer précisément la biodégradabilité des substances en mélange. L’attente d’une méthode simple et fiable est forte ; du côté des industriels, qui désirent optimiser l’évaluation de l’impact environnemental de leurs produits ; et du côté des institutions européennes, qui souhaitent rassurer et protéger les populations. Face à ce vide méthodologique, des experts de CAPACITÉS et du laboratoire GEPEA ont développé une nouvelle méthode d’évaluation de la biodégradabilité des matrices complexes, avec le soutien de Tronico et L’Oréal. L’enjeu est de la standardiser, afin de répondre aux exigences économiques, de rapidité et de fiabilité des industriels. Un nouvel équipement de mesure, conçu pour automatiser les tests, est déjà à l’essai. Cette approche innovante est scrutée avec attention par l’ECHA, l’agence européenne des produits chimiques.

Explications avec deux experts de CAPACITÉS : le Pr. Gérald Thouand, chercheur au laboratoire GEPEA, et Mickaël Crégut, ingénieur R&D en biodégradabilité et écotoxicité.

Un bioréacteur automatisé pour faciliter l’évaluation de la biodégradabilité

En résumé

Mots Clés :

BIODÉGRADABILITÉPROFILAGE ENVIRONNEMENTAL BILAN MATIÈRE écotoxicité

Expertise Associée :

Des discussions sont en cours au niveau européen pour encadrer l’évaluation de la biodégradabilité des substances en mélange. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui se profile ?

G. Thouand La réglementation européenne REACH réglemente les substances pures depuis 2008. A terme, les substances en mélange seront elles-aussi encadrées. Nous savons parfaitement que ce ne sont pas des substances pures que l’on trouve dans la nature, mais des mélanges. Une molécule peut être parfaitement biodégradable en laboratoire, et pour autant ne pas être biodégradée lors de son passage en station d’épuration car elle se retrouve parmi des centaines d’autres molécules. C’est ce que j’appelle un « effet cocktail », que personne ne sait évaluer de manière standardisée.

Pour le moment, L’ECHA, l’agence européenne des produits chimiques, préconise d’isoler les molécules et de mesurer la biodégradabilité de chacune d’elle. C’est infaisable, chimiquement et techniquement. Les spécialistes de la biodégradabilité et de l’écotoxicité ne savent pas séparer des centaines de substances d’un mélange, dans un délai et à un coût raisonnable.

Les industriels attendent des laboratoires qu’ils proposent une autre approche, afin d’être force de proposition auprès de l’ECHA. Cette instance cherche à trouver un compromis entre la capacité des industriels à faire évaluer leurs produits, et la certitude que les méthodes d’évaluation sont suffisamment fiables pour protéger les populations.

Vous avez une réponse à apporter aux industriels ?

G. Thouand Oui, depuis 2015 CAPACITÉS et le laboratoire GEPEA développent avec L’Oréal et Tronico une nouvelle approche pour évaluer la biodégradabilité et l’écotoxicité des matrices complexes.

Nous savons qu’après un événement de biodégradation, il peut rester des éléments non consommés. Ces résidus peuvent être constitués de centaines de substances. Nous mesurons de nombreux paramètres, dont la toxicité du mélange final, afin d’évaluer s’il est plus ou moins plus toxique que le mélange initial. S’il n’y a pas d’augmentation de la toxicité, nous qualifions le mélange de biodégradable. C’est ce qu’on appelle le « poids de l’évidence ».

Pour parvenir à ce résultat, nous plaçons dans un réacteur la matrice complexe à évaluer et un volume de microorganismes puisé dans l’environnement. La substance est biodégradée si les microorganismes s’en nourrissent pour se développer : ils prennent de l’oxygène pour oxyder la substance et rejettent du CO2 pour l’intégrer dans leur métabolisme.

M. Crégut Pour évaluer la biodégradabilité d’une substance, il y a donc quatre facteurs à observer : l’oxygène qui baisse, le dioxyde de carbone qui est produit, la biomasse produite et la disparition de la substance. Ces paramètres sont relativement simples à étudier séparément, mais très complexes à mesurer conjointement. Nous sommes parvenus à les associer dans un système d’évaluation unique.

Faire cet exercice sur quatre ou cinq substances est déjà un travail de bénédictin. Le faire sur des centaines de substances nécessiterait un temps infini… Pour pallier cette difficulté, nous avons développé une machine qui réalise les tests de biodégradabilité et d’écotoxicité automatiquement. L’opérateur n’a qu’une seule opération à faire au début. Il laisse ensuite le procédé se dérouler pendant environ 28 jours.

Vous avez intégré votre méthode de testing à une nouvelle machine d’évaluation automatique de la biodégradabilité des mélanges. Pouvez-vous nous en dire plus sur son déploiement industriel ?

M. Crégut C’est une innovation majeure, rendue possible par Tronico, qui a soutenu le laboratoire GEPEA et CAPACITÉS depuis le début du projet, et à L’Oréal qui nous a suivi. Nous avons reçu le premier prototype en décembre 2020. Il est en phase d’évaluation en laboratoire pour le moment. Il sera prochainement envoyé chez Eurofins à Nancy, où des tests seront réalisés sous l’égide de L’Oréal, qui finance l’opération. Cette phase d’expérimentation terrain est essentielle, avant une mise le marché en en 2022.

G. Thouand C’était un vrai challenge de combiner tous les paramètres permettant d’évaluer la biodégradabilité d’une matrice complexe, au sein d’une même machine, de manière automatique et rapide… Nous y sommes parvenus en assemblant de nombreuses technologies déjà maîtrisées. Nous avons miniaturisé chaque opération pour concevoir une machine compacte occupant uniquement 1 m2. Un ingénieur seul peut la manipuler.

L’ECHA est à la recherche d’un compromis entre son besoin de sécurité et la nécessité pour les industriels de disposer d’une méthode applicable à un coût et un délai raisonnable. Votre méthode pourrait-elle être ce compromis ?  

M. Crégut Oui c’est possible. En tout cas, nous pourrions faire partie des méthodes préconisées par l’ECHA pour la réalisation de tests de biodégradabilité. Nous avons publié un article dans la revue Green Chemistry avec L’Oréal, présenté à la SETAC Europe en 2019, le congrès mondial sur la biodégradabilité et l’écotoxicité. Nous sentons que notre approche commence à faire consensus.

C’est une méthode d’évaluation pertinente, qui est acceptable d’un point de vue économique, tout en répondant à des enjeux écologiques primordiaux. Le citoyen a besoin de transparence, c’est normal. L’industriel doit s’y retrouver aussi.

Pour en savoir plus sur notre expertise en biodégradabilité et écotoxicité, découvrez notre page dédiée ou contactez-nous directement.

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Les cyclodextrines sont un oligosaccharide cyclique issus de l’amylose. Dotées d’une cavité hydrophobe et d’une surface extérieure hydrophile, cette famille de molécules outil sont une réponse pertinente à deux problématiques rencontrées dans le développement des médicaments et plus généralement des principes actifs : la solubilité et la stabilisation des molécules d’intérêt. Les cyclodextrines génèrent des bénéfices évidents, à condition de disposer de compétences particulières dans les glycosciences pour optimiser leur affinité avec le composé d’intérêt. Explications avec deux experts CAPACITÉS : Sébastien Gouin, DR CNRS au sein du laboratoire CEISAM, et Dimitri Alvarez-Dorta, docteur en chimie organique et ingénieur R&D.

En résumé

Mots Clés :

GlycochimieCyclodextrineSYNTHÈSE DE GLYCOSIDESÉLABORATION DE GLYCOCONJUGUÉSFONCTIONNALISATIONBIOCONJUGAISON

u003cstrongu003eQuel est le principal facteur à prendre en compte pour optimiser l’efficacité d’un principe actif ? Quelle solution proposent les cyclodextrines ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. Gouinu003c/strongu003e La solubilité d’un principe actif est cruciale dans l’élaboration d’une formulation. De nombreux candidats sont trop hydrophobes pour être administrés en tant que tels dans des études u003cemu003ein vivou003c/emu003e. Leur inclusion dans une cyclodextrine résout ce problème en augmentant significativement leur solubilité dans l’eau. Le principe actif peut alors se diffuser dans les fluides biologiques et atteindre la cible visée.rnrnNous avons développé des composés à base de sucres permettant de décrocher sélectivement des souches bactériennes de type u003cemu003eE. coli, u003c/emu003eresponsables de l’inflammation de la paroi intestinale chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn. La société Enterome développe actuellement un candidat médicament (Phase clinique IIa) à partir de ce concept. Au cours de notre collaboration, plusieurs de nos composés phares étaient très actifs, mais trop insolubles dans l’eau pour être utilisés purs. Grâce à l’encapsulation par cyclodextrine à cavité adaptée, nous avons décuplé leur solubilité aqueuse pour atteindre plusieurs dizaines de grammes par litres.rnrnu003cstrongu003eDans quelle mesure les cyclodextrines améliorent-elles la conservation des principes actifs ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eD. Alvarez Dortau003c/strongu003e Des molécules peuvent être parfaitement solubles dans l’eau, mais se dégrader au fil du temps, ce qui nuit à l’efficacité du principe actif. En les protégeant de l’oxydation, de la lumière ou de la chaleur, l’encapsulation préserve ces molécules sensibles.rnrnNous avons ainsi stabilisé le principe actif d’un médicament myorelaxant, utilisé en anesthésie. Pour stabiliser la molécule, nous l’avons encapsulée avec une cyclodextrine du commerce. Les tests de dégradation ont montré une forte stabilisation du myorelaxant, soit en solution, soit en préparation lyophilisée à reconstituer. Résultat : le médicament peut désormais être stocké à température ambiante pendant deux mois sans que son efficacité en soit affectée.rnrnu003cstrongu003eL’encapsulation par cyclodextrine constitue visiblement une solution efficace pour décupler l’action de principes actifs peu solubles ou instables. u003c/strongu003eu003cstrongu003eComment encapsulez-vous ces molécules ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. Gouinu003c/strongu003e Grâce à différentes techniques analytiques, nous sélectionnons la cyclodextrine la plus adaptée au composé à encapsuler – le ligand. Nous mesurons l’affinité de la cyclodextrine pour le ligand puis nous les mélangeons dans un solvant organique pour former le complexe d’inclusion. Après encapsulation, nous mesurons le gain de solubilité obtenu. Enfin, nous formulons le complexe d’inclusion sous forme de poudre simple à manipuler.rnrnu003cstrongu003eQuel savoir-faire spécifique nécessite l’encapsulation par cyclodextrine ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eD. Alvarez Dortau003c/strongu003e La complexité réside dans l’optimisation de l’affinité de la cyclodextrine pour le ligand. Nous modifions les propriétés de la cyclodextrine par voie chimiqueu003cstrongu003e, u003c/strongu003eafin d’encapsuler correctement le ligand.rnrnUn laboratoire souhaitait utiliser la cyclodextrine comme antidote d’un principe actif. La cyclodextrine du marché n’ayant pas une affinité suffisante avec le composé actif, nous avons réalisé une fonctionnalisation sélective de la cyclodextrine jusqu’à augmenter l’affinité de la cyclodextrine pour le composé d’un facteur 1000.rnrnu003cstrongu003ePouvez-vous encapsuler toutes les molécules avec la cyclodextrine ?u003c/strongu003ernrnu003cstrongu003eS. Gouinu003c/strongu003e Nous jouons avec la taille des cavités d’inclusion des cyclodextrines (alpha, béta ou gamma) pour encapsuler des molécules de différentes tailles. L’encapsulation peut être totale pour des petites molécules ou partielle pour les plus grandes. Le plus souvent, seule la partie la plus hydrophobe est encapsulée, ce qui est suffisant pour augmenter significativement la solubilité aqueuse.rnrnu0026nbsp;rnrnu003cstrongu003ePour en savoir plus sur la synthèse des cyclodextrines et ses applications, découvrez u003ca href=u0022https://capacites.fr/expertises/enzymologie-glycochimie/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003enotre expertise en glycochimieu003c/au003e ou u003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noopeneru0022u003econtactez-nousu003c/au003e directement.u003c/strongu003e

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Vers une intelligence artificielle de confiance : les réseaux bayésiens
En résumé

Mots Clés :

IA de confianceRéseaux bayésiensMODÉLISATION PROBABILISTEANALYSE PRÉDICTIVE PROCESS MININGMODÈLES DE RECOMMANDATION

u003cstrongu003eLa question de la confiance est récurrente lorsque l’on parle d’intelligence artificielle. Pourquoi questionne-t-on autant la crédibilité et la fiabilité de l’IA ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP. Lerayu003c/strongu003e Ces dernières années, le Deep learning s’est révélé comme un type d’algorithmes d’apprentissage hyper performant, lorsqu’il dispose d’une grande quantité de données. Mais, dans un monde ouvert, le fait de ne s’appuyer que sur des données ne permet pas d’obtenir des outils automatiques parfaits, juste des outils qui vont reproduire parfaitement ce que nous faisons, erreurs comprises… Il n’y a qu’à voir le chatbot de Microsoft Tay, qui était conçu pour discuter de tout et de rien avec les utilisateurs, en se servant des phrases des utilisateurs pour s’améliorer. Ce chatbot a très vite reproduit l’attitude d’un néo-nazi machiste, à l’image des utilisateurs qui s’étaient « amusés » avec cette IA.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnAu niveau éthique, ces interrogations sont encore plus marquées lorsque l’on utilise l’IA pour nous accompagner dans des prises de décision qui ont de lourdes conséquences, telles qu’un traitement médical ou une décision de justice. A-t-on envie en tant qu’usager de faire confiance à des IA boîtes noires ? Nous pouvons expliquer pourquoi nous avons fait tel ou tel choix et, dans certains cadres légaux, nous en avons même le devoir. L’IA devrait être capable de faire la même chose.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eÀ quelles conditions l’expert pourrait-il avoir confiance dans des systèmes basés sur l’IA ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP. Lerayu003c/strongu003e Je travaille depuis plus de 20 ans sur une famille de modèles graphiques probabilistes qui répond à cet enjeu de confiance : les réseaux bayésiens. Il s’agit d’un outil graphique de représentation des connaissances, par définition interprétable. Un expert peut porter un regard métier sur ce qui a été appris par le modèle graphique sous l’angle statistique, et donner du sens à la représentation qu’il lui donne.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003ePouvez-vous nous en dire plus sur ce modèle d’IA ? Comment fonctionne-t-il ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP.H. Joallandu003c/strongu003e Les réseaux bayésiens sont des modèles graphiques probabilistes. Ils formalisent les connaissances sous une forme très riche.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnLa partie graphique permet de décrire des connaissances. Prenons un exemple, absurde mais parlant : u003cemu003eil pleut, il est possible que je glisseu003c/emu003e. Grâce à la partie probabiliste du modèle, je vais pouvoir décrire des incertitudes. Je reprends l’exemple de la glissade sous la pluie : on va décrire le fait u003cemu003eje ne glisse pas systématiquement quand il pleut, mais que j’ai aussi peu de risque de glisser s’il ne pleut pasu003c/emu003e.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnPour cela, je créé des dépendances entre des événements, c’est-à-dire un lien qui affirme u003cemu003epluie = glissadeu003c/emu003e. Ensuite, je créé une probabilité conditionnelle sur l’événement u003cemu003eglissadeu003c/emu003e. Le modèle ainsi construit me permet de gérer beaucoup d’incertitudes. Je vais ainsi pouvoir poser des questions incluant de l’incertain, du type – et ce sera mon dernier exemple pluvieux – u003cemu003esi la météo annonce de la pluie dans les prochains jours, mais avec une certaine probabilité, quels sont les risques que je glisse finalement ?u003c/emu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003ePour quelles applications, cette gestion des incertitudes peut-elle être utile ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP. Leray u003c/strongu003eLes réseaux bayésiens sont des modèles qui permettent de représenter des connaissances, et que l’on peut interroger « dans tous les sens » : nous pouvons aussi bien partir d’une observation que d’un événement. À ce titre, on utilise souvent les réseaux bayésiens pour modéliser des systèmes complexes, car ils permettent à la fois de faire de la prédiction, de la recommandation, et du diagnostic, en fonction du système modélisé et des questions qui sont posées au modèle. Pour vous donner quelques exemples, cela peut servir dans le diagnostic médical : vous connaissez des symptômes et vous allez interroger la maladie. Ou pour faire du service après-vente : vous savez qu’un système est cassé et vous recherchez la cause du problème.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eDe quelles données ont besoin les réseaux bayésiens ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP.H. Joallandu003c/strongu003e Les réseaux bayésiens peuvent être mis en œuvre même lorsqu’on dispose de peu de données, voire aucune. Les connaissances devront alors provenir d’experts, avec qui il faudra travailler pour les formaliser, reproduire leur raisonnement, probabiliser les relations de causes à effets et ainsi produire un modèle graphique explicite.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eConcrètement, comment exploitez-vous les données pour établir des prédictions grâce aux réseaux bayésiens ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP.H. Joallandu003c/strongu003e Il y a trois cas de figure. S’il n’y a pas de données disponibles, nous échangeons avec un expert et nous représentons son raisonnement sous forme graphique. Si nous avons accès à un peu plus de données, nous aurons là encore besoin du regard de l’expert pour identifier les dépendances entre les événements, mais les probabilités seront estimées à partir des données. Enfin, si nous avons beaucoup de données, nous pourrons utiliser des approches automatiques qui trouveront d’elles-mêmes les dépendances entre les événements et les probabilités.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eQuelle confiance l’expert peut-il accorder aux résultats obtenus ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP.H. Joallandu003c/strongu003e Pour s’assurer de la validité d’un modèle, nous produisons des observations fictives et nous les confrontons aux observations attendues. En somme, nous vérifions que le modèle parvient au même résultat que l’expert. Dans le cas où l’adéquation n’est pas satisfaisante, les écarts constatés restent précieux, parce qu’ils seront pris en compte à l’occasion d’un réapprentissage, de sorte à finalement converger vers un modèle amélioré. L’utilisateur peut alors avoir confiance dans le modèle qu’il a « co-construit » avec notre équipe.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eLes réseaux bayésiens semblent particulièrement adaptés à des domaines sensibles pour lesquels le risque d’erreur est intolérable. Avez-vous déjà travaillé pour de tels secteurs, la santé ou la sécurité par exemple ?u003c/strongu003ernrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eP.H. Joallandu003c/strongu003e Dans le domaine médical, nous avons récemment développé avec le Pr. Bonnot, psychiatre au CHU de Nantes, un moteur d’intelligence artificielle destiné à prévenir la récidive des tentatives de suicide. Le moteur reproduit fidèlement le raisonnement du médecin, qui peut vérifier à tout moment la pertinence des réponses apportées. Le système abouti aux mêmes résultats que le psychiatre, qui peut donc l’utiliser en confiance.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnAutre exemple, dans le domaine de la sécurité urbaine, nous avons travaillé pour un éditeur de logiciel, pour lequel nous avons modélisé l’interdépendance entre une grande variété d’événements tels que des manifestations ou des embouteillages. Pour cela, nous avons construit une architecture générique, que des experts métiers peuvent eux-mêmes instancier d’après leurs connaissances. Sur cette base, nous avons déployé un réseau bayésien relationnel décrivant toutes les interdépendances entre événements. Cet outil prédictif calcule les probabilités qu’un événement se produise, en fonction des événements passés. Les experts gardent la main sur le modèle et peuvent l’exploiter en confiance pour de multiples applications.rnrnu003c!u002du002d /wp:paragraph u002du002du003e u003c!u002du002d wp:paragraph u002du002du003ernrnu003cstrongu003eCes exemples illustrent bien le double enjeu auquel répondent les réseaux bayésiens : construire un modèle d’IA à partir de peu u003c/strongu003e–u003cstrongu003e voire pas du tout u003c/strongu003e–u003cstrongu003e de données ; et conserver la maîtrise du raisonnement, de façon à l’utiliser en toute confiance. L’expert est au cœur de la construction du modèle, développé à partir de ses connaissances métier. Cette co-construction favorise son acceptabilité par les spécialistes comme par les utilisateurs. Aussi, les champs d’application de cette IA « boîte blanche » sont nombreux. Cependant, elle s’avère particulièrement pertinente pour des secteurs pour lesquels le risque d’erreur est inadmissible, tels que la santé, la sécurité, le droit ou encore la finance. u003c/strongu003eu003cstrongu003ePour en savoir plus sur notre expertise en réseaux bayésiens, découvrez notre page dédiée à la u003c/strongu003eu003ca href=u0022https://capacites.fr/expertises/data-science-intelligence-artificielle/u0022u003eu003cstrongu003edata science et à l’IAu003c/strongu003eu003c/au003eu003cstrongu003e ou u003c/strongu003eu003ca href=u0022https://capacites.fr/contact/u0022u003eu003cstrongu003econtactez-nousu003c/strongu003eu003c/au003eu003cstrongu003e directement.u003c/strongu003e

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